GALRY - Everything but a gallery

SAVE THE DATES – Festival A-Part

GALRY est heureuse d’être partenaire de la huitième édition du Festival A-Part, festival international d’art contemporain, qui se tiendra du 24 Juillet au 28 Août 2017 en Provence.

Festival a-part / huitième édition 

 

Depuis l’été 2010, ce festival – gratuit pour tous en tous lieux – est un rendez-vous qui favorise des rencontres artistiques et amicales, faisant se croiser des « mondes a-part » parfois assez éloignés les uns des autres. Cet aspect insolite, cette démarche parfois décalée de la monstration est aussi sa force. Depuis ses débuts, les plasticiens invités (certains revenant parfois d’une année sur l’autre) y vivent des moments mémorables de rapprochement avec le public comme entre leurs oeuvres. Édition après édition, ce festival a posé question et tenté de faire comprendre le monde de l’art au plus grand nombre, avec en moyenne plus de 200 000 visiteurs chaque été.

Affiche collector 2017
Par Gérard Fromanger

Les Paradis Perdus

Un thème, une réalité.

 

Les représentations de l’Enfer et du Paradis, ces mondes imaginaires et inhumains inventés par des artistes – dans lesquels s’expriment la fragilité du moment, l’instant de bonheur ou de peur, l’impermanence de toute chose, l’évolution des êtres comme des situations – hantent notre mémoire depuis la nuit des temps. Aujourd’hui plus que jamais, les bouleversements géopolitiques obligent à la réflexion.

 

L’édition 2017 pose la question de notre transformation, du fantastique au merveilleux, aux frontières de l’art et de la science, nourrie de réflexions politiques et sociétales assumées et portées par les artistes. Les artistes sollicités pour cette édition s’engagent donc dans un dialogue entre le doute et l’espoir : « Du fantastique au merveilleux, comme le démontre le programme 2017 des Carrières de Lumières aux Bauxde- Provence axé sur Hieronymus Bosch, Pieter Brueghel ou Giuseppe Arcimboldo, qui n’en finiront jamais de nous ouvrir leurs Paradis Perdus.

C’est dans ce contexte, que l’artiste mexicain Guillermo S. Quintana propose une invitation à la scène internationale berlinoise qui « scotche » les rues comme pour mieux « scotcher » le monde. Des installations qui s’inscriront en extérieur comme en intérieur afin d’imprégner la mémoire des festivaliers, dans les Alpilles comme à Marseille. Car se propose aussi la réflexion légitime sur l’avenir du festival. Après sept années de festival, il devient nécessaire de faire évoluer la formule, d’autant que cette huitième édition se veut comme une clôture positive, une ouverture vers le futur, un changement d’orientation.

Que, tant dans les Alpilles qu’à Marseille, comme chaque année, le plus hainsien des intellectuels, « panseur » du siècle naissant, Ariel Kyrou, donnera le « LA » indispensable au festival et mènera les débats pour ouvrir les esprits et lever des discussions à même de convaincre qu’aujourd’hui Art et Science se rejoignent et parfois disjonctent pour mieux anticiper le futur. Ceci au cours de la soirée dédiée à Alain Gachet. Alain Gachet n’est pas un plasticien, mais un scientifique ingénieur des mines, un explorateur. Le sourcier du XXIe siècle qui recherche l’eau là où elle paraît totalement absente, démontrant combien « le beau est le sublime du vrai ».

Avec lui, comme avec l’artiste brésilien Eduardo Kac aux Carrières de Lumières, à partir d’images prises de l’espace, la terre redeviendra matière, et le hasard un grand artiste aux manettes d’un outil de coloriage de pointe développé par ce scientifique amoureux des arts.

Enfin, c’est à Marseille qu’Ariel Kyrou a proposé à mounir fatmi d’installer son Pavillon de l’Exil le temps de la clôture. Ensemble, ils réfléchissent à la formule Ad Oc pour une présentation pertinente, rue del a République, de ce projet multi-facettes, conçu par mounir fatmi pour voyager de ville en ville, de pays en pays. Ainsi, le pavillon s’installera-t-il à Marseille, après Paris et Venise, en écho à l’utopie d’un monde que l’on veut croire toujours meilleur ailleurs.

Se pose alors la question fondamental des Paradis Perdus, celle de notre exil extérieur, ou intérieur, qu’il nous appartient de transformer en terre promise. Car, à la réflexion, l’espoir ne naît-il pas aussi du désespoir ? et au final, partir n’est pas fuir et fuir n’est pas forcément mourir.

Leïla Voight Fondatrice du Festival

 

Les Artistes :

Dans les Alpilles : Amanda Arrou-tea/ Drury Brennan/ Die Dixons/ Gérard Fromanger/ Alain Gachet/ Innerfields/ Eduardo Kac/ KEF !/ Peter Kim/ Patricia Meffre/ Morel-Vallernaud/ Pierre Novi/ Orfeo Quagliata/ Quintessenz /Felix Rodewaldt/ Steffen Seeger/ David Serrano/ Pierre Tilman/ Jacques Van Der Merwe

 

À Marseille : Die Dixons/ Dino/ Alain Gachet /Kera/ Peter Kim/ Valeria Losikova/ Pierre Tilman/ Alfons Alt/ Jean-Baptiste Audat/ Daniel Aulagnier/ Michel Batlle/ Claire Becker/ Jacques Bosser/ Philippe Cazal/Miguel Chevalier/ Robert Combas/n+n Corsino/ Marcela Díaz/ Samuel D’Ippolito/ Roseline Delacour/ Pierre Desfons/ mounir fatmi/ Gérard Fromanger/ Jean-Pierre Formica/ Jan Gulfoss/ Marie Hugo/ Ric Kokotovich /Tamara Milon/ Paul Muguet/ Marc Nucera /ORLAN /Anne-Marie Pécheur/ Laurent Pernot/ Marie Piselli /Emmanuel Régent/ Guillermo S. Quintana/ Vincent Scali/ Daniel Spoerri/ Michèle Sylvander/ Pierre Tilman/ Kimiko Yoshida

 

EUREKA !

Marie Piselli pose son Photomaton « scintillant » à Marseille dans les murs de la clôture du festival a-part du jeudi 24 au dimanche 27 août inclus, de 14 à 21 heures. Tirage photo dédicacé par l’artiste  en soirée de vernissage, samedi 26 août 2017 de 18 à 22 heures.

Situé au rez-de-chaussée du 23 rue de la République, à Marseille,  le Photomaton de Marie Piselli ne sera pas celui que l’on a l’habitude d’utiliser. Résolument disco, il se compose à l’intérieur de panneaux en miroirs et accueille aussi une authentique boule à facettes pour mieux faire ressortir toutes les nôtres durant cette expérience unique. EUREKA !

 

Marie Piselli propose au public d’alterner librement entre son Photomaton à l’univers résolument Rococo – son Paradis Perdu – et son enfer représenté par quelques visuels de sa série de photographies réalisées à l’ancienne prison de Draguignan, dévastée en 2010 par les inondations. Une mise en condition de la pensée, passant du chaud au froid, de l’univers disco décalé du Photomaton à celui d’un univers dévasté et fascinant vu par une femme artiste.

 

Programmation en partenariat avec GALRY, Paris et Photomaton.

En savoir +…